Le Sauvignon de la Frangine – 2021

17.00
C’est un blanc intensément aromatique, fruité et floral, les arômes évoquent un moment entre amis, autour d’un cocktail à la fleur de sureau, allongés dans l’herbe avec un panier d’agrumes et de fruits de la passion. 

Nous l’avons siroté avec un Morbier bien fait, sur de la K-pop des années 2010.

Fiche technique du Sauvignon de la Frangine :

Nous allons chercher ces raisins de Sauvignon Blanc chez le vigneron Arnaud Crasnier, en Anjou, un vigneron qui travaille seul et courageusement ses vignes en bio. Nous récoltons les raisins à la main puis nous mettons les caisses dans les camions frigorifiques. 3 h 15 de route puis arrivés à Courbevoie nous enchaînons avec la vinification.

Les raisins arrivent à 8°C au chai. Ils sont immédiatement pressés, vinifiés en cuve inox pour garder la tension. Nous utilisons 5 % du marc pendant la fermentation pour apporter une aromatique plus intense et du corps. Bien qu’inhabituel, nous avons décidé de faire la fermentation malo-lactique pour casser l’acidité perçante du Sauvignon et apporter de la rondeur.

Nous n’utilisons aucun adjuvant, mis à part une toute petite dose de soufre qui reste dans les niveaux de vin naturel (15 mg/L en SO2 total)
Mise en bouteille au chai.
Du bonheur en bouteille 🙂

Mais le Sauvignon Blanc, kézako ? 

(plus d’infos sur : https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/tout-savoir-sur-le-vin/guide-des-cepages/sauvignon)

Originaire de l’ouest de la France (on ne sait si c’est la vallée de la Loireou le Bordelais), le sauvignon est un cépage bien implanté en France, l’un des plus anciens, cultivé dès l’époque gallo-romaine. Il est aussi le cépage blanc le plus cultivé dans le monde.

Connu sous les noms de fié gris ou de sauvignon rose, ses grappes sont assez petites et les baies, ovoïdes, d’un beau jaune d’or, quand il est parvenu à sa parfaite maturité. Sa pellicule épaisse et sa pulpe fondante rappellent par certains côtés le muscat. Plus précoce que le cabernet sauvignon mais moins en avance que le sémillon, il est vigoureux mais un brin sensible à l’oïdium.
Vif et fringant, le sauvignon donne la plupart du temps des vins appréciables pour leur fraîcheur. En fonction du sol sur lequel il est planté (cailloux et silex en Sancerre ou terres argilo-calcaires dans la région des Graves par exemple), il s’exprimera avec des nuances aromatiques diverses mais toujours cette belle trame acide et expressive et une minéralité notable. On lui prête souvent des notes de buis ou de genêt, ainsi que d’agrumes (pamplemousse rose en particulier) et de fleurs. Parfois aussi la sauge, la feuille de cassis viennent se mêler à cette palette. Les plus minéraux, au nez crayeux, développent des arômes de pierre à fusil, voire de mine de crayon.
Associé au sémillon et parfois à la muscadelle dans le Bordelais, il prend un tour plus ample, plus gras, et se pare de notes plus fruitées, dues à ces sols plus chauds. Les fruits blancs (pomme, poire) et jaunes (pêche, abricot) dominent alors.
Le leitmotiv du sauvignon, quelle que soit sa terre d’adoption, reste son côté désaltérant et sa vivacité. Mais la qualité du millésime est essentielle. Dans les plus belles années, et chez les meilleurs vignerons, son intensité peut atteindre des sommets.