Le Gamay de Papi – 2020

20.00
C’est un rouge léger et épicé, vinifié en partie en macération semi-carbonique.
Cela lui confère des arômes intenses évoquant des fruits des bois broyés dans un bol avec du poivre noir.
Nous l’avons siroté avec un fromage à pâte molle très crémeux, sur un fond de funk des années 60.

Fiche technique du Gamay de Papi :

Nous allons chercher ces raisins chez les géniaux vignerons Xavier et Géraldine Cailleau. Ils proviennent de parcelles autour du château sur un terroir de grès à spongiaires sur argilo-calcaire. 3,15h de route puis arrivés à Courbevoie on enchaîne avec la vinification. Les raisins arrivent à 8°C au chai.
La moitié des grappes sont mises directement dans une cuve qui est saturée en dioxyde de carbone, c’est ce qu’on appelle la macération carbonique, qui extrait de la couleur et des arômes de fruits frais et d’épices.
Le reste est en partie foulé aux pieds dans une autre cuve, et en partie en grappes entières, pour lui apporter plus de complexité.
Nous n’utilisons aucun adjuvant, mis à part une toute petite dose de soufre qui reste dans les niveaux de vin naturel (15 mg/L en SO2 total)
Mise en bouteille au chai.
Du bonheur en bouteille 🙂

Mais le Gamay, kézako ? 

Le gamay est un cépage bourguignon qui existe depuis le 14ème siècle. Par peur d’une concurrence avec le pinot noir de Bourgogne, le gamay est finalement arraché et planté dans le Beaujolais, de Mâcon jusqu’à Lyon. Ces sols siliceux et granitiques lui conviennent parfaitement, et il donne ici le meilleur de lui-même. Mais il est aussi planté un peu partout en France comme en Lorraine, dans la Vallée de la Loire, en Bugey, en Savoie, en Auvergne.

C’est un cépage noir à jus blanc aux grappes et aux baies juteuses de taille moyenne. Le gamay est précoce et très productif et il a besoin d’être limité pour que la qualité l’emporte sur la quantité. La taille courte des sarments l’hiver et la densité élevée de pieds de vigne à l’hectare sont les méthodes qui lui permettent de produire des vins rouges très fruités, frais et gourmands. Egalement très remarqué en vin rouge primeur, le gamay donne des vins du cru du Beaujolais aux caractères et au potentiel de garde tout à fait intéressants.

Les AOC Crémant-de-Bourgogne, Mâcon, Anjou, Touraine, Rosé de Loire, Côtes-d’Auvergne, Saint-Pourçain, Bugey, Gaillac, Côtes du Luberon… et de nombreux vins de pays en sont fières. Aujourd’hui, environ 36.000 hectares de gamay sont cultivés en France dont 22.000 hectares en Beaujolais.